Acupuncture

Référence : Wikipédia

Acupuncture1-1Protohistoire

En Europe, on a retrouvé en 1991 dans un glacier situé à cheval sur l’Italie et l’ Autriche un corps congelé, et relativement bien conservé d’un homme surnommé Ötzi par les scientifiques. Cet homme, conservé dans les glaces pendant 5 300 ans (et ayant donc vécu vers -3 300 av. J.-C. environ), porte sur son corps un certain nombre de tatouages.

Une équipe autrichienne a remarqué que, parmi les 15 groupes de traits dont était tatoué Ötzi, neuf étaient proches de points de l’acupuncture chinoise. Toutefois, comme le fait remarquer L. Renaut, « la pratique actuelle recense 670 points répartis symétriquement sur tout le corps humain, le long de 12 méridiens (ou canaux) bilatéraux et de deux méridiens axiaux. La surface du corps humain étant littéralement constellée de points d’insertion, on peut estimer comme dépourvu de toute espèce de signification statistique le fait que les tatouages d’Ötzi, longilignes et assez étendus, coïncident de temps à autre avec certains de ces points.

Antiquité

En Inde, l’utilisation de l’acupuncture est mentionnée il y a environ 5 000 ans dans l’Ayurveda (traité de médecine ayurvédique) et elle reste utilisée de nos jours en médecine traditionnelle indienne.

Le papyrus Ebers (Eber 854a), qui date de -1 500, en pleine Égypte antique et visible au British Museum, donne une représentation de canaux dans lesquels circule un fluide (sang ou Qi ) et appelés metu.

Premières traces de l’acupuncture chinoise

Acupuncture : points et méridiens selon un dessin de l’époque de la dynastie MingLes premières traces pourraient remonter à l’âge de pierre où des instruments affûtés auraient été utilisés pour soigner les douleurs. Des aiguilles d’os ou de bambou auraient pu être utilisées avant la découverte de la technique de coulage du bronze (dynastie Chang – du XVIe au XIe siècle av. J.-C.).

Le Nei Jing Su Wen est une compilation d’écrits sur l’acupuncture, la moxibustion mais aussi l’usage des drogues thérapeutiques, des massages et de la gymnastique, datée de la période des Royaumes combattants (-500 à -220) et la dynastie Han (-206). Il constitue la source historique la plus ancienne, bien que seules des éditions postérieures à sa période de rédaction supposée aient été retrouvées. L’acupuncture et la théorie des méridiens sont décrits dans certains des ouvrages datant du début de la dynastie Han (-168, soit 50 ans environ après la fin des Zhanguo) trouvés dans une tombe des Han (Mawangdui, 1973-75).

Arrivée en Europe

L’acupuncture aurait été introduite en Europe au XVIIe siècle par Ten Rhyne, médecin de la Compagnie des Indes (1679) et Kæmpfer. Un siècle plus tard Dujardin et Vicq d’Azyr relatent le procédé dans leurs ouvrages respectifs. Il semble que ce soit Berlioz, père du compositeur qui, le premier, en ait tenté la pratique en France (1810), imité ensuite par de nombreux médecins .

Époque industrielle

L’acupuncture fut interdite en 1822 par l’empereur chinois et supprimée du programme du Collège médical impérial. Mais elle survivra. Mao Zedong essaiera lui aussi d’éliminer cette pratique – à cause de ses fondements taoïstes incompatibles avec l’idéologie marxiste – avant de la réhabiliter.

De nos jours, l’acupuncture occupe en Chine une large place dans la médecine pour un vaste éventail de pathologies , notamment dans les hôpitaux dont certains se sont vus transformés en hauts lieux touristiques . De colossales expériences ont été entreprises, pas toujours en accord avec les principes traditionnels orthodoxes, aboutissant à la multiplication des points situés hors méridiens, et à l’avènement de nouvelles techniques telles que l’analgésie par acupuncture.

Taïwan, où ont pu trouver refuge ceux des maîtres acupuncteurs qui ont échappé aux purges de Mao lors de son arrivée au pouvoir, reste un des hauts-lieux de l’acupuncture traditionnelle. Un consul français en Chine, George Soulié de Morant (1878-1955), étudia l’acupuncture durant son long séjour dans l’Empire du Milieu, et publia lors de son retour en France un imposant traité qui fait toujours référence de nos jours.

Théorie traditionnelle

Selon la tradition chinoise, l’être vivant, et ici plus particulièrement l’homme, est une organisation résultant de la combinaison de matière – le corps matériel ou physique – de nature yin, et d’énergie – qui anime la matière – de nature yáng. L’équilibre harmonieux entre ces deux composants conditionne l’état de santé. Les perturbations de cet équilibre sont responsables de la maladie. Toute perturbation de nature à rompre cet équilibre affecte d’abord préférentiellement l’énergie.

L’énergie (Qi) est mouvement et sa perturbation princeps sera l’entrave au mouvement : le blocage. L’énergie bloquée en une région du corps matériel s’accumule en amont du blocage, alors que les régions en aval du blocage vont se trouver en déficit énergétique. En présence d’un état de pathologie ainsi décrit, l’acupuncteur va établir son diagnostic en recherchant les niveaux auxquels l’énergie est bloquée, et quelle est la raison du blocage. Il va ensuite appliquer son traitement en levant le blocage et en corrigeant, si cela se peut, la raison de ce blocage. L’aiguille, entre autres moyens, va lui permettre de diriger le cours des énergies.

L’énergie circule notamment le long de conduits appelés méridiens, et, à partir de ces méridiens, se répand dans tout le corps pour insuffler son principe vitalisant (yáng) à l’ensemble des constituants de l’organisme. Elle a une certaine correspondance avec le sang, qui, lui-même, circule dans des conduits (vaisseaux) et se répand dans tout le corps pour l’irriguer de son principe yin.

En outre, il y a plusieurs énergies, chacune ayant sa spécialité ; outre les méridiens principaux, il y a encore une foule de méridiens aux fonctions diverses ; l’équilibre de l’organisme humain doit toujours être évalué relativement à celui de son environnement, et de cycles qui vont en rythmer l’évolution. Cycles avec lesquels il devra rester en harmonie et dont les correspondances matérielles (les cinq éléments) vont servir de repère à l’acupuncteur pour établir son diagnostic et son traitement, en fonction de règles subtiles qui trouvent leur origine dans le taoïsme.

Les points

Les méridiens principaux sont parcourus de points qui sont autant de zones stratégiques. Contrairement à ce que s’imagine habituellement le profane, ces points n’ont pas en eux de vertu thérapeutique spécifique. C’est-à-dire qu’il n’y a pas un point du sommeil, un point de l’angine, de la douleur dentaire ou de la colique abdominale. Les points permettent, ainsi que précisé plus haut, d’influer sur le cours des énergies.

Les points les plus importants pour le traitement des énergies des méridiens par l’aiguille sont ceux situés près des extrémités. Il est facile de s’assurer de la localisation d’un point : l’implantation de l’aiguille dans la peau est en principe indolore : le simple contact de la pointe de l’aiguille n’est pas ressenti quand on est précisément dans le point, alors qu’il l’est un ou deux millimètres plus loin .

Il y a plus de 360 points répartis sur les méridiens qui parcourent toute la surface du corps.

Les méridiens

Les méridiens principaux sont au nombre de 12. Ils débutent (ou se terminent) à l’extrémité d’un doigt (ou d’un orteil). Conformément au cours d’un fleuve, dont ils sont la correspondance sur le corps, ils grossissent depuis leur source (extrémité d’un doigt) vers le centre du corps. Ils disposent de nombreux affluents, ou méridiens secondaires, et nourrissent de leur énergie la chair, les muscles, les organes internes et la totalité du corps.

Les lignes médianes du corps sont parcourues par deux méridiens particuliers, l’un antérieur dit « conception », l’autre postérieur dit « gouverneur ». Les méridiens constituent donc les voies par lesquelles l’organisme reçoit cette énergie, qui peut être apport nutritif, apport d’informations (notamment d’origine extérieure) mais aussi portes d’entrée pour certaines maladies.

Les six énergies

Taé Yang (Tai Yang); Chao Yang (Shao Yang); Yang Ming ; Taé Yin (Tai Yin); Chao Yin (Shao Yin); Tsiué Yin (Jue Yin).

Les Huit Entités psycho-viscérales (BenShen)

L’étude des BenShen est très complexe et nécessite une compréhension approfondie de la physiologie médicale chinoise et la psychologie traditionnelle chinoise. Pour saisir pleinement ces concepts, il est recommandé de lire des ouvrages comme ceux de Jerry Alan Johnson, dont vous trouverez une référence plus bas. Voici tout de même un très bref aperçu.

On peut les classer dans les Cinq éléments : Bois, le Roun (Houn) ; Feu, le Chen (Shen); Terre, le I et le Si (Yi); Métal, le Pro (Po); Eau, le Tche (Zhi;

Ces cinq entités représentent des phases fondamentales du Shen (L’esprit).

Le Shen est l’ensemble des activités mentales qui résident au Coeur. Shen désigne aussi les activités mentales spécifiques du Coeur. Ce concept réfère entre autres à la conscience, la mémoire, la pensée et le sommeil.

Po est l’équivalent Yin du Hun. En français, on s’y réfère sous le nom d’âme corporelle. Le Po mets en place les bases matérielles nécéssaires à la vie, particulièrement durant la grossesse, où une partie du Po de la mère est « transférée » à son enfant. Ce concept réfère entre autres choses au sentiments, aux sensations, à l’instinct, à la respiration.

Hun est l’équivalent Yang du Po. En français, on s’y réfère sous le nom d’âme éthérée. Le Hun survit au corps à la mort et retourne alors à l’état d’énergie subtile et immatérielle. On l’attribue entre autres à la faculté de donner un sens à sa vie, à la capacité de prendre des décisions en accord avec son « moi » profond.

Yi pourrait être traduit par « la pensée ». C’est elle qui code et décode ce que nous assimilons au cours de notre vie. Le Yi est particulièrement sollicité lors d’études, d’efforts de concentration ou de mémorisation.

Le Zhi pourrait être traduit par « la volonté ». Il permet la persévérance, la motivation. Le Zhi permet à un engagement, à une action de perdurer dans le temps. Il permet en outre d’utiliser le langage de Yi, et de l’appliquer à la vie quotidienne.

Effets physiologiques

Le concept de méridien est un concept empirique, établi à une époque où l’on ne connaissait pas ou peu le fonctionnement de l’organisme. Le corps est parcouru de réseaux permettant la distribution des informations (système nerveux) et des produits nécessaires au fonctionnement des cellules (notamment circulation sanguine) ; la notion de méridien a donc pu être une compréhension intuitive de cette distribution à partir d’organes vitaux.

Certaines pressions à travers la peau induisent des actions réflexes, et la palpation à travers la peau fait partie de la démarche diagnostique (par exemple prise du pouls, palpation des ganglions). Il serait donc séduisant de voir l’acupuncture comme une découverte empirique de certains de ces phénomènes.

Mais en raison de la complexité du fonctionnement de l’organisme, l’efficacité d’une méthode thérapeutique ne peut être établie que par des études cliniques, utilisant notamment des méthodes statistiques et la comparaison avec l’effet placebo. Ces études doivent être réalisées en double aveugle. Jusqu’à présent aucune étude reconnue internationalement par la communauté scientifique n’a pu apporter un quelconque élément qui étayerait la thèse de l’existence des méridiens.

Les auteurs d’études scientifiques récentes, réalisées en Allemagne et utilisant la thermographie dermique, prétendent démontrer que l’application d’une source de chaleur sur les points d’acupuncture se traduit par une diffusion spécifique privilégiée sur des trajets correspondant aux trajets traditionnellement décrits pour les méridiens. Ces études doivent maintenant être analysées par la communauté scientifique avant d’être considérées comme valides.

Les études dirigées par le Dr. J.E.H. Niboyet ont mis en évidence une diminution de la résistivité électrique de la peau au niveau du point d’acupuncture.

En novembre 1985, une mystification a été mise en œuvre afin de démontrer un effet de l’acupuncture : les docteurs Darras, Albarède et de Vernejoul ont prétendu avoir visualisé un méridien grâce à un isotope radioactif. La publication de leur découverte a coïncidé avec la sortie d’un livre de vulgarisation sur l’acupuncture par les mêmes auteurs. Le magazine Science & vie fut un des seuls journaux grand public de l’époque à critiquer la méthodologie . Les conclusions ont été contredites en 1988 par le professeur Lazorthes , qui a reproduit la même expérience en suivant un protocole rigoureux et qui a démontré que la migration du marqueur suivait un trajet veineux : les conclusions de 1985 sur l’existence de méridiens étaient donc erronées.

L’efficacité clinique réelle de l’acupuncture est difficile à évaluer. La méthodologie préférentielle est de comparer l’action de l’acupuncture traditionnelle (sur les méridiens classiques) à celle d’une acupuncture « placebo » où les aiguilles sont positionnées ailleurs que sur ces mêmes méridiens. Les études montrent des résultats partagés avec une efficacité parfois comparable des deux techniques, tant dans les migraines [15] que dans les douleurs chroniques de dos.

L’implantation aléatoire d’aiguilles, sans tenir compte des méridiens traditionnels, améliorerait significativement l’état du patient par rapport à un traitement sans implantation. D’après cette dernière étude, l’amélioration serait supérieure de 75 % aux traitements conventionnels de la médecine occidentale . Ce qui permet au professeur Heins Endres, co-directeur allemand de cette étude, de dire que « l’acupuncture pour les douleurs dorsales basses est extrêmement prometteuse ».

Des médecins se sont d’ailleurs exprimés en faveur de l’acupuncture à l’issue de cette expérience : c’est le cas de Briar Berman, directeur de l’université du Maryland, et de James Young, du centre médical de l’université de Chicago). « La supériorité des deux formes d’acupuncture suggère un mode d’action commun, explique le docteur Haake. Ces thérapies agissent probablement sur la génération de la douleur ou sur sa transmission par le système nerveux central. En tout cas, ce mode d’action est plus efficace que les traitements conventionnels. »

Risques

L’acupuncture est une technique délicate et une mauvaise pratique, comme pour toute intervention médicale ou para-médicale, peut avoir des effets nocifs. C’est le cas par exemple si les aiguilles ne sont pas stériles, inadaptées ou appliqués dans des zones sensibles. Certains praticiens ne recourant pas à la stérilisation (ou utilisant des stérilisations « alternatives ») peuvent transmettre des infections entre les patients, de la même façon qu’avec des aiguilles de seringues si elles étaient utilisées plusieurs fois. En Occident, pour prévenir ce risque on utilise en général des lots d’aiguilles à usage unique. Au Québec, tous les acupuncteurs sont soumis à une réglementation les obligeant à n’utiliser que des aiguilles à usage unique, ce qui réduit à un taux presque nul tout risque d’infection. Les normes ne sont pas les mêmes dans tous les endroits du globe.

En Chine, il existe un enseignement universitaire d’une durée minimale de 5 années, ouvert à tous (médecins ou non).

Plusieurs écoles en France proposent un enseignement en coopération ou non avec des universités chinoises (Beijing, Shanghai, Tianjin, Chengdu…) ouvert à tous, médecins ou non.

Au Québec, le Collège de Rosemont qui fait office de référence, propose un programme de formation délivrant le titre d’acupuncteur.

Exercice de l’acupuncture

En France, l’acupuncture ne peut être exercée légalement que par un docteur en médecine. Cette condition est nécessaire et suffisante : l’acupuncture n’est pas une spécialité mais une « orientation », qu’il est loisible de déclarer, sans aucun contrôle[20]. Dans d’autres pays de l’Union européenne, la législation accorde un statut légal à l’acupuncture, ainsi qu’à d’autres pratiques non-conventionnelles. Une résolution recommandant la généralisation de ce type de statut a été adoptée par le parlement européen, mais elle n’a aucun caractère contraignant.

Au Québec, il existe un ordre des acupuncteurs qui délivre l’autorisation d’exercer. Il est nécessaire d’avoir suivi un programme de formation identique à celui du Collège de Rosemont, financé par le Ministère de l’Éducation du Québec, qui s’adresse à tout public, médecin ou non. Plusieurs régimes d’assurances privés et publics québécois couvrent d’ailleurs les frais d’acupuncture jusqu’à concurrence d’un montant maximum par année.

Indication thérapeutique selon l’acupuncture occidentale

Selon l’American Academy of Medical Acupuncture (2004), l’acupuncture peut être considérée comme une thérapie complémentaire pour les pathologies suivantes. Ces indications sont basées sur une expérience clinique et ne sont pas toujours contrôlées par des recherches cliniques. Les astérisques * indiquent que l’Organisation mondiale de la santé valide ces indications dans sa publication Acupuncture: Review and Analysis of Reports on Controlled Clinical Trial .

  • distension abdominale / flatulences
  • contrôle de douleurs aiguës et chroniques
  • sinusites allergiques
  • anesthésie pour les patients à haut risque ou patients ayant un historique d’effets indésirables aux anesthésiques
  • anorexie
  • anxiété, attaques de panique
  • arthrite / arthrose
  • douleurs thoraciques atypiques
  • bursite, tendinite, syndrome du canal carpien
  • troubles gastro-intestinaux fonctionnels (nausées et vomissements, spasmes œsophagiens, hyperacidité, côlon irritable)
  • syndromes du col de l’utérus et du rachis lombaire
  • constipation, diarrhée
  • toux avec contre-indications médicamenteuses
  • désintoxication (drogues)
  • dysménorrhée, douleurs pelviennes
  • douleurs d’épaule
  • céphalées (migraines et tensions), vertiges (maladie de Menière), acouphènes
  • palpitations idiopathique , tachycardie sinusale
  • maîtrise de la douleur, de l’œdème, renforcement de processus de guérison en cas de fractures
  • spasmes musculaires, tremblements, les tics, les contractures
  • névralgies (trijumeau, zona, postzostérienne douleur, autres)
  • paresthésie
  • hoquet persistant
  • douleurs de membres fantômes
  • fasciite plantaire
  • iléus post-traumatique et post opératoire
  • syndrome prémenstruel (Certains auteurs restent très sceptiques quant à l’efficacité de l’acupuncture dans ce cas ; des expériences en acupressure, forme de traitement traditionnel proche de l’acupuncture, auraient validé au contraire l’efficacité de ces points d’acupuncture pour cette indication
  • certaines dermatoses (urticaire, prurit, eczéma, psoriasis)
  • séquelles d’accident vasculaire cérébral (aphasie, hémiplégie)
  • handicapés moteurs du septième nerf
  • hyperthermie sévère
  • entorses et contusions
  • bruxisme
  • incontinence urinaire, rétention (neurogène, spastique, les effets indésirables de médicaments)

D’autres sources préconisent l’utilisation de l’acupuncture pour la stérilité, dans le cadre de la fécondation in vitro. L’acupuncture pourrait améliorer sensiblement le taux de succès des FIV. Elle est utilisée dans certains pays anglophones dont les États-Unis.

Acupression, l’acupuncture sans aiguille

L’acupression est une variante populaire et sans aiguille de l’acupuncture. Faute d’aiguille disponible, on utilise la pression du doigt, du coude, du pied, etc. selon l’effet désiré sur le point d’acupuncture. Cette pratique est très répandue en Asie (Thaïlande,…).

Toutefois le nombre des points stimulables par acupression est réduit par rapport à l’usage de l’aiguille. La plus faible précision du procédé d’acupression le limite en acte et en effet. L’acupression permettrait de traiter des maux courants et de prévenir les faiblesses des organes. Par exemple : relâchement du nerf sciatique (et de la douleur et gêne occasionnées) par pression forte des pouces sur des points particuliers au niveau du bassin.

L’acupression se pratique sur soi-même ou sur une autre personne, sans formation spécifique, si ce n’est, en Asie, la transmission orale par le maître. Des ouvrages européens vulgarisent ce procédé

Citations

Dans les dix dernières années, les progrès de l’imagerie du cerveau en action ont démontré que la stimulation par les fines aiguilles d’acupuncture contrôle directement des régions clés du cerveau émotionnel. Une séance d’acupuncture aurait une influence directe sur l’équilibre entre les deux branches du système nerveux autonome. Elle augmenterait l’activité du parasympathique, le frein de la physiologie, aux dépens de l’activité du système sympathique, l’accélérateur. Elle favoriserait la cohérence du rythme cardiaque et de façon plus générale, permettrait de ramener le système à l’équilibre. David Servan-schreiber « Guérir » (2004).

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